Atlas BotanicaField Guide · Règne végétal

Field Guide · Règne végétal
Planche N° L-0007

Légume · Cucurbita

Potimarron

Cucurbita maxima

L-0007
N° de catalogue
Potimarron
Fig. 1 — Cucurbita maxima

Calendrier de cultureJanv. — Déc.
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûSepOctNovDéc

Semis
Plantation
Récolte
01Description

La courge d'hiver préférée des jardiniers, à la chair orange dense et au goût de châtaigne. Variété à pollinisation libre, coureuse et généreuse, dont la peau se mange cuite et qui se conserve tout l'hiver au sec. Demande surtout de la place et du soleil.

Le potimarron est une courge d'hiver de la famille des Cucurbitacées, la même que la courgette, le concombre et le melon. C'est une variété à pollinisation libre, non hybride, dont on peut ressémer les graines. Son nom dit tout : c'est un petit potiron au goût de marron, en forme de toupie ou de poire trapue, d'un bel orange rougeâtre, dont la chair dense et farineuse rappelle vraiment la châtaigne.

Contrairement à la courgette, qui est une courge d'été récoltée jeune et tendre, le potimarron est une courge d'hiver que l'on laisse mûrir complètement sur pied jusqu'à l'automne. Sa peau durcit, sa chair se concentre, et c'est ce qui lui permet de se conserver de longs mois après la récolte, bien au sec.

En cuisine, il est partout : veloutés, purées, gratins, tartes, rôti au four en quartiers. Son grand atout pratique, c'est que sa peau, une fois cuite, devient tendre et se mange : pas besoin de l'éplucher, on se contente de bien la brosser. Même ses graines se grillent au four comme celles du potiron.

Le potimarron se mange sans réserve, chair, peau cuite et graines comprises. Une seule prudence, commune à toutes les courges : il arrive très rarement qu'un fruit soit franchement amer, signe qu'il contient de la cucurbitacine, toxique. On goûte en cas de doute et on jette tout fruit nettement amer. Le risque ne concerne pour ainsi dire que les graines ressemées ayant croisé avec des courges décoratives, jamais une variété du commerce.

Il faut savoir une chose avant de se lancer : c'est une plante coureuse et vigoureuse, dont les lianes courent facilement sur plusieurs mètres. Elle réclame de la place, ou alors qu'on la palisse, et récompense d'un seul pied par plusieurs fruits.

02Culture

Le potimarron est une annuelle gélive qui aime la chaleur. On le sème au chaud en avril, deux ou trois graines posées sur la tranche dans un godet, ou directement en place en mai et juin une fois la terre réchauffée et tout risque de gelée écarté. On ne garde ensuite que le plant le plus vigoureux.

abricot2842_vintage_botanical_instructional_plate_from_an_ant_e061f837-9ae4-492b-ac50-c742142650a0_2-Photoroom.png

C'est une grosse gourmande. Elle réclame le plein soleil et une terre profonde et très riche, abondamment nourrie de compost ou de fumier, ce qui en fait la reine du coin compost ou du pied de tas de fumier. On lui réserve de la place, au moins un mètre dans toutes les directions, et un arrosage généreux et régulier, toujours au pied pour épargner le feuillage.

Deux gestes aident sous climat frais. On pince la tige principale après que trois ou quatre fruits sont bien noués, pour que la plante concentre son énergie à les mûrir plutôt qu'à courir. Et on glisse une planche, une tuile ou un lit de paille sous chaque fruit en formation, pour qu'il ne repose pas sur la terre humide et ne pourrisse pas par en dessous.

abricot2842_vintage_botanical_instructional_plate_from_an_ant_606b5906-a3fc-45e9-a9e1-ab9dad50d7f1_1-Photoroom.png
03Soins

L'entretien se résume à garder le pied au frais avec un bon paillage et des arrosages suivis en plein été, et à surveiller l'oïdium, ce feutrage blanc qui couvre les feuilles en fin de saison. Il arrive souvent et reste sans gravité à ce stade, la plante étant déjà en train de finir son cycle ; on se contente d'ôter les feuilles les plus atteintes.

On récolte à pleine maturité, en automne, quand le pédoncule est devenu sec et liégeux, que la peau a durci au point que l'ongle ne la marque plus, et que le feuillage se dessèche. On coupe impérativement avant les premières gelées, en gardant un bon morceau de pédoncule, car un fruit coupé ras se conserve mal. Tout est comestible sans réserve, chair comme peau cuite.

abricot2842_vintage_botanical_instructional_plate_from_an_ant_fc2face2-1a0b-455f-86cf-521db9fac93a_1-Photoroom.png

Après la coupe, on laisse les fruits ressuyer une dizaine de jours au soleil ou dans un endroit chaud et aéré, ce qui durcit encore la peau et améliore la conservation. Bien ressuyé, un potimarron se garde plusieurs mois dans une pièce fraîche, sombre et sèche, et son goût se bonifie même les premières semaines. Étant une variété à pollinisation libre, on peut en récupérer les graines, en gardant à l'esprit qu'elles ne seront fidèles que si aucune autre courge n'a fleuri à proximité.

Associations

Atlas Botanica — Field GuideN° L-0007 / Specimen